
Ces ondes, à ne pas confondre avec les ondes gravitationnelles, sont des mouvements verticaux de l’air générés par l’interaction entre des fluides de densité différente, des phénomènes également connus pour créer des turbulences pendant les vols.
Modèles atmosphériques inadéquats : le cas du modèle ERA5
L’enquête s’est concentrée sur la comparaison entre le modèle climatique ERA5 et les observations directes recueillies à la Station Syowa en Antarctique.
En utilisant des instruments avancés comme un ballon super-pressurisé et le radar atmosphérique PANSY, les chercheurs ont analysé le comportement des ondes de gravité, révélant des écarts significatifs. Alors que les deux méthodologies enregistraient des ondes avec des fréquences quasi-inertielles, c’est-à-dire à des vitesses proches de celle de la rotation terrestre, ERA5 sous-estimait systématiquement l’amplitude de ces ondes.
Cette carence a été attribuée à l’incapacité du modèle à représenter des phénomènes avec des longueurs d’onde inférieures à 3 kilomètres et à localiser précisément leur position.
L’importance des observations directes
Le professeur Yoshihiro Tomikawa, professeur associé à la Research Organization of Information and Systems (ROIS) et auteur principal de l’étude, a souligné que même les modèles à plus haute résolution actuellement disponibles ne sont pas capables de simuler pleinement les ondes de gravité et leurs effets.
Cette limitation représente un obstacle significatif pour la précision des prévisions climatiques et météorologiques à long terme. Les observations directes, donc, se révèlent essentielles pour combler les lacunes des modèles existants et développer des simulations plus précises.
L’étude souligne l’urgence d’améliorer la représentation des dynamiques atmosphériques pour relever les défis posés par le changement climatique.
Vers une meilleure compréhension du climat mondial
L’analyse approfondie des ondes de gravité est un élément crucial pour optimiser les outils technologiques utilisés dans les simulations climatiques et les prévisions météorologiques.
La recherche suggère que l’investissement dans des instruments d’observation avancés pourrait avoir un impact significatif sur la capacité à comprendre et à prévoir les mécanismes complexes qui régissent le climat de notre planète.



