
Cette année, les conditions météo risquent de se révéler extrêmement différentes, en clin d’œil à l’hiver rigoureux.
Vortex polaire sous assaut
En effet, la phase plutôt stable de ce début 2025 ne doit pas induire en erreur, car nous nous dirigeons vers une longue période dynamique et vivante, suite à une nouvelle chute du vortex polaire, qui se manifestera au cours de cette semaine.
Le vortex polaire sera littéralement assiégé par les hautes pressions principales de notre hémisphère, comme l’anticyclone des Açores, celui sibérien et celui des Aléoutiennes présent dans l’Océan Pacifique.
L’action combinée de ces trois anticyclones provoquera une chute spectaculaire du vortex polaire, le forçant à envoyer des masses d’air glacial vers des latitudes plus basses, y compris l’Europe.
Est de l’Europe dans le gel
Déjà à l’approche de l’Épiphanie, les températures chuteront en flèche sur toute la Scandinavie, la Russie européenne, la Pologne, les pays baltes, la République tchèque, la Slovaquie, la Roumanie, la Hongrie et la Bulgarie.
Les températures risquent de chuter de plus de 10 °C en dessous des moyennes de la période, favorisant des chutes de neige généralisées jusqu’à des altitudes plaines, qui consolideront un vaste réservoir glacial, déterminant pour l’évolution météo de notre péninsule dans les semaines à venir.
Italie à risque de froid intense
Habituellement, en présence de réservoirs glaciaux importants sur l’Est de l’Europe, l’Italie a plus de chances de faire face à des vagues de froid intense, capables d’apporter des chutes de neige à très basse altitude ou en plaine.
Il semble que ce risque deviendra réalité juste après l’Épiphanie, grâce à l’entrée de ces courants glaciaux nord-orientaux à la fois sur l’Europe centrale et sur la Méditerranée. La période météo cruciale pourrait être celle entre le 10 et le 20 janvier, juste à la mi-mois.
Les courants froids nord-orientaux pourraient conquérir surtout les régions adriatiques et celles du Sud, permettant l’arrivée de chutes de neige abondantes, non seulement dans les Apennins, mais aussi à des altitudes beaucoup plus basses. Pour une implication du Nord de l’Italie, il serait nécessaire que le gel interagisse avec les perturbations atlantiques, mais pour le moment cette possibilité semble avoir du mal à décoller.
Cependant, des ouvertures restent possibles pour un changement de scénario, qui sera surveillé dans les prochaines mises à jour.



