
L’air plutôt froid en altitude, de plus, et aussi un régime barométrique dépressionnaire assez significatif au sol, favoriseront largement le phénomène neigeux jusqu’à basse altitude, en particulier sur le Centre-Sud des Apennins. Dans ce secteur, localement les chutes de neige pourront être aussi abondantes avec des accumulations de plusieurs dizaines de centimètres, notamment entre le Sud des Marches, le Reatino, l’Abruzzo, le Molise, le Nord de la Campanie, le Nord des Pouilles et les reliefs calabrais et nord-siciliens, ici peut-être plus aux altitudes de moyenne et basse montagne. Donc, un Noël féerique comme on n’en voyait plus depuis des années (plus de 20, depuis 2003) dans ces zones, mais dans le reste de l’Italie la prochaine irruption s’annonce presque insignifiante. À part des effets instables et hivernaux aussi pour le secteur alpin le plus septentrional, également exposé aux courants du Nord et avec des chutes de neige répandues jusqu’en vallée dans la phase initiale de l’irruption (notamment aujourd’hui et demain), le reste de l’Italie verra passer presque sans influence l’incursion perturbée à caractère froid. Bien sûr, il y aura des nuits claires dans les zones non impliquées dans l’instabilité, notamment les zones intérieures tyrrhéniennes centre-nord et du Nord en général, avec rayonnement et températures basses matinales et aussi avec des gelées étendues, mais ensuite plus doux en journée et, surtout, sans instabilité hivernale. Mais quel sera, ensuite, le temps vers le Nouvel An? À peine passée l’action froide méridienne de Noël, la phase vers le Nouvel An (et ici le conditionnel est de rigueur) évoluerait sous le signe d’une pression en augmentation progressive aussi au Centre-Sud, avec des phénomènes, donc, dans ces zones, de plus en plus rares et circonscrits. La circulation jusqu’à la fin de l’année, cependant, resterait orientée des quadrants orientaux, assez froide au Centre-Sud où, en effet, se configurerait encore un sous-moyenne thermique, bien que dans un contexte moyen moins froid par rapport à la phase de Noël. Il ne serait pas exclu, cependant, quelques inserts soudains, dans le flux oriental, de possibles “gouttes froides” circonscrites en altitude, en mouvement rétrograde depuis l’Europe de l’Est et vers le bassin central de la Méditerranée.
Dans ce cas, il pourrait y avoir une recrudescence temporaire de l’instabilité hivernale et, éventuellement, à pondérer où davantage, étant donné la trajectoire imprévisible d’éventuelles “gouttes froides”. En somme, une phase entre Noël et le Nouvel An, toujours gouvernée par des courants septentrionaux ou orientaux, avec une plus grande stabilité générale, en raison d’une augmentation progressive de la pression, mais encore avec des désagréments comptables davantage sur l’extrême Sud et les Îles. D’ailleurs, on ne serait pas tout à fait à l’abri du risque de quelques incursions soudaines de noyaux froids venant de l’Est. Pour le début de la nouvelle année, en revanche, il pourrait y avoir une tendance, dès le début, à un changement temporaire de la circulation, avec une possible arrivée d’air plus doux occidental et avec quelques pluies en général. L’instabilité, cependant, ne se configurerait pas particulièrement significative, sauf sur le haut Tyrrhénien, tandis que les températures seraient en augmentation générale, en raison de l’air plus doux atlantique. Temps du Nouvel An à l’Épiphanie, donc, vraisemblablement plus doux et relativement humide, précipitations irrégulières, mais plus probables un peu sur tout le territoire, et chutes de neige locales à des altitudes de moyenne montagne. Et ensuite, aucune nouvelle action froide en vue? En réalité, de l’Épiphanie en avant et vers la mi-janvier, il y aurait quelques indications vers une nouvelle possible méridionalisation de la manœuvre barométrique et d’autres tentatives d’incursion polaire ou arctique vers l’Italie, mais, pour l’instant, il n’y a que des indices flous, cependant à examiner de plus près dans les prochaines mises à jour.



