
Bien que les festivités se poursuivent, notre travail d’observation mais surtout d’analyse ne s’arrête pas.
Il continue, rapidement, en direction de janvier et des hypothèses météorologiques qui – pour le meilleur ou pour le pire - pourraient surprendre tout le monde.
Oui, même nous. D’un côté, nous avons l’hypothèse anticyclonique habituelle, nous ne pouvons pas la sous-estimer.
Ce serait une grosse erreur, d’autant plus que nous savons trop bien ce que signifie avoir un Vortex Polaire d’un certain type.
La force avec laquelle il tourne en ce moment risque de mettre l’hiver sens dessus dessous. Oui, le coup de KO habituel et voilà que l’actuelle consolidation anticyclonique inquiète. En fait, elle fait peur, car à tout moment des scénarios modélisés favorables au beau temps pourraient apparaître.
Oui, c’est ça, nous pourrions assister à l’annulation soudaine de ces scénarios fortement hivernaux apparus ces derniers jours. Des scénarios qui, de notre point de vue, ont raison d’exister en vertu de dynamiques atmosphériques complexes qui risquent de ruiner les plans du Vortex Polaire.
Cela a été écrit maintes et maintes fois, la troposphère est particulièrement réactive et semble capable de renvoyer la tentative de conditionnement à l’expéditeur. Donc, pour faire court, il ne faut pas s’étonner des projections modélisées actuelles. En réalité, cela fait quelques jours que les centres de calcul internationaux nous disent que le temps pourrait subir de fortes secousses dès les premiers jours de 2025.
Dès les tout premiers jours, sans avoir besoin d’attendre l’Épiphanie. Ensuite, disons-le franchement, l’Épiphanie pourrait nous apporter un grand froid, voire même du gel.
Cela pourrait être un avant-goût, un simple échantillon en vue de quelque chose de bien plus substantiel dans la seconde moitié de janvier.
Mais c’est une autre histoire, c’est un sujet que nous aborderons en profondeur dans les prochains jours. En ce moment, ce qui compte, c’est de savoir dans quelle direction on se dirige et étant donné que nous sommes à la veille du carrefour saisonnier, il faudra patienter un peu. Aujourd’hui plus que jamais.
Car s’il est vrai que la prise de position habituelle de la Haute Pression pourrait briser la résistance hivernale, il est tout aussi vrai que la troposphère inhabituelle pourrait faire taire toutes les discussions sur l’hiver habituel inexistant. Il serait également temps, temps de voir un peu de normalité saisonnière.
Après tout, nous n’avons pas de grandes prétentions, simplement que l’hiver fasse son travail. En nous rappelant que nous sommes un pays doux, nous sommes toujours en Méditerranée, pas en Sibérie.



