
Elle pourrait aussi être bouleversée avec de nouvelles hypothèses de circulation différente dans les prochains jours. Cependant, même si cette nouvelle hypothèse d’annulation de l’action froide en faveur d’un flux zonal par moments anticyclonique et plus stable et par d’autres un peu plus humide et responsable de quelques pluies, devait se confirmer comme l’évolution la plus crédible, il reste des signaux, surtout à plus long terme, concernant une nouvelle tentative d’incursion d’air froid vers le centre de la Méditerranée et l’Italie. Un premier signal peut être tiré de l’analyse des indices descriptifs concernant les différents scénarios thermiques et barométriques d’ensemble, Ensemble, proposés par les différents modèles mathématiques mondiaux. Ainsi, de ceux-ci, il ressort un indice AO, indice descriptif de l’état de force du Vortex Polaire, plutôt négatif pour toute la première quinzaine de janvier et avec plus d’emphase à partir de l’Épiphanie et ensuite vers la mi-janvier, jusqu’à des valeurs de -3; négatif aussi la NAO, indice qui surveille la différence de pression entre les latitudes moyennes et hautes de l’Atlantique, avec des valeurs moyennes pour toute la quinzaine entre -1 et -2; de plus, il y a un scénario d’un indice PNA, surveillant à son tour les anomalies de pression aux latitudes moyennes et hautes, mais pacifiques, toujours positif. De l’analyse de ces 3 indices émerge un cadre d’ensemble, pour le cours de la première quinzaine, caractérisé par un Vortex Polaire plutôt faible, une tension barométrique en Atlantique assez relâchée et une ingérence du flux sortant de Terre-Neuve, modulé par le PNA, plutôt favorable aux blocages atlantiques orientaux. Tout ce scénario “heurte” un peu ce qui est proposé par les modèles dans les dernières courses, essentiellement avec une simulation d’un effondrement du bloc atlantique et l’instauration d’un flux océanique “tue-froid”. De nos enquêtes, donc, émerge une certaine prudence à déclarer pour vaincu la tentative d’action arctique vers notre bassin. Vraisemblablement, il y a des aspects thermiques, surtout océaniques, qui pourraient peut-être entraver, dans une première phase, la formation du bloc, mais plutôt que d’hypothétiser un empêchement définitif, nous serions plus enclins à hypothétiser un retard de la manœuvre hivernale. Pour conforter cette hypothèse, il y a une simulation, tout juste la dernière du modèle mathématique européen ECMWF, de confirmation vers une orientation méridienne, donc avec un “ton” plus nettement hivernal, du Vortex Polaire Stratosphérique dans sa section moyenne-basse (image jointe), à la fin de la première décennie de janvier et vers le début de la seconde. Il s’agit d’une simulation en haute atmosphère qui a des marges de crédibilité supérieures par rapport aux simulations troposphériques. Naturellement, notre enquête se tournant toujours vers le moyen-long terme, chaque hypothèse a un degré de fiabilité moyen-bas, cependant, à la lumière de nos analyses à plus large échelle, à ce jour nous nous sentons d’hypothétiser, plutôt qu’un retrait définitif de l’action froide, jusqu’à il y a quelques jours hypothétisée à partir de l’Épiphanie, plutôt un report, peut-être à partir du 10/11 janvier et vers la mi-janvier. Nous continuerons à surveiller l’évolution à moyen-long terme, dans nos mises à jour quotidiennes.



