
Les analyses menées par le National Centers for Environmental Information (NOAA), la NASA et le Copernicus Climate Change Service ont confirmé une anomalie thermique exceptionnelle à l’échelle mondiale.
Augmentation des températures mondiales
La température moyenne mondiale du mois a été supérieure de 1,54°C par rapport à la période entre 1880 et 1899, selon la NASA.
Cette anomalie n’a pas concerné une seule zone géographique, mais a touché environ 10,6% de la surface terrestre mondiale, mettant en évidence une diffusion sans précédent du réchauffement.
En particulier :
- L’Asie a connu le novembre le plus chaud jamais enregistré.
- Amérique du Sud et Océanie ont enregistré la deuxième valeur la plus élevée.
- Amérique du Nord s’est classée au troisième rang.
- Afrique et Europe se sont respectivement classées aux huitième et treizième places.
Aux États-Unis contigus, la période de janvier à novembre 2024 a déjà été reconnue comme la plus chaude en 175 ans d’enregistrements météorologiques. Il est prévu avec plus de 99% de probabilité que l’année entière 2024 sera l’année la plus torride jamais documentée.
Impacts sur les océans et phénomènes connexes
Les températures océaniques mondiales ont atteint des niveaux records, contribuant au quatrième événement mondial de blanchissement des coraux dans l’histoire enregistrée (1998, 2010, 2014-2017, 2024).
Ce phénomène a des effets dévastateurs sur les écosystèmes marins, compromettant la biodiversité et les moyens de subsistance de millions de personnes.
Changements climatiques dans l’Arctique et l’Antarctique
L’étendue des glaces arctiques et antarctiques a atteint de nouveaux minima :
- Arctique : troisième étendue la plus basse jamais observée pour le mois de novembre.
- Antarctique : record minimum absolu pour le même mois.
La perte de glace du Groenland a ajouté 0,2 mm à l’élévation globale du niveau de la mer en 2024, un chiffre significatif par rapport aux pertes record de plus de 400 Gt de glace enregistrées en 2012 et 2019.
Records de températures extrêmes
Le mois de novembre 2024 a vu des températures extrêmes dans le monde entier :
- Asie : à Turbat, au Pakistan, et dans trois localités du Mexique, des températures allant jusqu’à 41°C ont été enregistrées.
- Australie : record avec 45,9°C à Roebourne et Marble Bar.
- Antarctique : minimum de -58,9°C à Vostok.
Au cours de l’année, plusieurs régions ont établi de nouveaux records de chaleur :
- Janvier : Bangkok Klong Thoey, Thaïlande, avec 28,5°C comme minimum le plus élevé jamais enregistré.
- Juin : Assouan, en Égypte, a atteint 50,9°C.
- Août : Gallinas, au Mexique, a atteint 51,1°C, établissant un nouveau maximum mensuel pour l’Amérique du Nord.
Impacts sur l’écosystème arctique
Dans l’Arctique, l’augmentation des précipitations, en particulier pendant l’été le plus pluvieux jamais enregistré, a accéléré la transformation de la toundra de réservoir de carbone à source de dioxyde de carbone.
La végétation arbustive a augmenté, contribuant à des changements écologiques significatifs. Les populations migratoires de caribous ont diminué de 65% au cours des dernières décennies, avec des conséquences pour les communautés indigènes qui dépendent de ces ressources naturelles.



