
D’autres localités des Abruzzes ont également connu des températures extrêmes, avec -35,8°C sur le Plateau de Marsia et -28,6°C à Tagliacozzo. L’exceptionnalité de l’événement ne s’est pas limitée aux seules températures.
En Ombrie, le plateau de Castelluccio di Norcia a connu des nuits avec des températures constamment en dessous de -25°C, atteignant des pointes inférieures à -30°C. Sur le mont Vettore, la neige a persisté tout l’été, ne fondant complètement qu’à la mi-septembre, un phénomène très rare pour les latitudes italiennes. Les chutes de neige ont touché l’ensemble du territoire national, avec des accumulations atteignant 2 mètres en plaine et 5 mètres en montagne. Des villes comme Rome, où la neige est un événement rare, ont été blanchies deux fois en quelques jours, offrant un spectacle qui n’avait pas été vu depuis des années.
Dans le Nord-Ouest, le Piémont et la Ligurie ont été les premières régions touchées, avec des accumulations allant jusqu’à 70 cm dans le cuneese. En Toscane, la neige a atteint même les côtes, avec Viareggio et les Cinque Terre qui ont vu un manteau blanc épais de plus de 10 cm. L’Émilie-Romagne a enregistré des chutes de neige historiques, avec des accumulations allant jusqu’à 4,5 mètres en colline et 200 cm à Cesena, marquant un pic de neige qui ne s’était pas produit depuis au moins un siècle. Le Sud n’a pas été épargné : en Pouilles, la Murgia a vu tomber plus de 30 cm de neige, tandis que dans la province de Foggia les accumulations ont dépassé les 50 cm sur les monts de la Daunia, isolant certains centres habités. Cet événement météorologique exceptionnel a mis à l’épreuve les infrastructures et la résilience des communautés italiennes. À Trieste, par exemple, les températures sur la côte sont descendues à des minimales de -10/-12 degrés, avec des maximales de -6 degrés, causant la formation de glace marine haute de dizaines de centimètres sur les quais maritimes. L’hiver 2012 restera dans les annales de la météorologie italienne comme l’un des épisodes les plus intenses et répandus de froid et de neige des dernières décennies, rappelant à tous la puissance et l’imprévisibilité météorologique de la nature.



